Un monde à l'envers. Un monde comme le tien, le mien. Ni le paradis, ni l'enfer, aucun critère d'entrée. Il y a de tout. Pas de pluie, seulement si on demande inconsciemment un nuage téléportable qui vienne sous nous pour courir tous les deux sous les grosses gouttes parce qu'on aura oublié le parapluie. La bière. Des fontaines de bière, de vodka, de sirop de fraise et de liqueur de banane, et d'eau. Pour tous, pour tous les passants, tous les gens, tous les sourires, pour tous ceux qui seront appelés gourmands. Du soleil, de la nature, des forets, des prés en centre ville, aucun parc, que des vallons avec des chevaux et des moutons. Des chèvres pour les hippies, de l'armoise pour les gentils fumeurs, de l'herbe pour les vaches et les fuminogeurs. De la musique, dans la rue, dans le ciel. Du violon, de l'accordéon, des grattes et plein de pâquerettes au bout des kickers. De l'amour, de la vie, des bébés, de la mort sereine et festive, des accidents à l'amiable, de la béatitude, des vélos et des chemins de piétons. Pas de goudron parce qu'il nous provoque des traumatismes respiratoires. Vos sourires. D'un monde rempli de concert, qui déborde de pogo. Celui dans lequel tout le monde se demandera qui a eu le bonheur d'inventer le malheur. Pas de peine à trouver nos rêves, nos désirs. Pas d'inconscient, aucun refoulement. Juste des esprits enfantins, une morale qui s'étouffe dans les c½urs, juste un brin d'éthique qui nous suit et non qui nous guide. Personne devant, personne derrière. La liberté individuelle à l'échelle collective. Faire tellement un avec tout le monde que personne ne connaitra la honte, la vengeance, la peine, le doute. Le respect ne peut être substitué, il ne peut pas être supprimé. Il dure, durera. Il a toujours été là, ce sera la base, le c½ur de nos ardeurs, de nos folies, de nos envies. Envie de toi, envie de rien d'autre. Finalement, plus envie de ce monde. Il ne me manque que toua pour voir celui d'aujourd'hui différemment. Au revoir foutu rêve. Mon imagination déborde. Les notes s'emmêlent sans exister.
Mon esprit dégueule ces mots, régurgite ces désirs.
Accrocher décrocher raccrocher.
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